Prochain Concert de La Schola WItkowski : Opérettes en Fêtes!

Samedi 28 Novembre 2026, à 17h

Grand Temple

3 quai Victor Augagneur, Lyon 3ème

La Schola Witkowski vous propose un concert tout en français en explorant le genre de l’opérette !

Ce genre musical nait en France à Paris au milieu du XIXe siècle, sous le Second Empire. C’est une variété légère d’opéra-comique : un sujet gai, une musique agile, des dialogues parlés et une fin heureuse. Tout au long du concert vous aurez un florilège de morceaux de différents compositeurs.

Au programme, évidemment il y aura Offenbach, mais bien d’autres comme Charles Lecocq, Edmond Audran, Louis Varney, André Messager, Reynaldo Hahn, Maurice Yvain…

Un peu d’histoire

Le mot « opérette » apparaît en **1855**, quand **Jacques Offenbach** prend la direction des Bouffes-Parisiens (passage Choiseul) et impose ce nouveau genre lyrique, court, gai et satirique ; en 1858 il obtient l’autorisation de développer l’« opéra-bouffe », l’esprit de l’opérette aux proportions de l’opéra-comique. Le vrai lancement est souvent attribué à Hervé, père fondateur et rival/amis d’Offenbach. L’apogée correspond au Second Empire : Orphée aux Enfers (1858), La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866) — reprise dans le monde entier, elle marque le triomphe absolu du genre. L’âge d’or se prolonge après 1870 : les années 1870–1914 voient l’opérette devenir un « petit opéra populaire », moins parodique et plus proche de l’opéra-comique.

L’opérette française a essaimé dans toute l’Europe :

– Autriche / Vienne : les succès d’Offenbach et Hervé sont régulièrement joués à Vienne et inspirent directement Franz von Suppé puis Johann Strauss fils (La Chauve-souris, 1874), qui inventent l’opérette viennoise ; l’anecdote veut qu’Offenbach lui-même ait incité Strauss à se lancer dans le genre. Suit un « âge d’or viennois » avec Lehár (La Veuve joyeuse, 1905, adaptée d’une comédie de Meilhac, le librettiste d’Offenbach), Kálmán, Fall, Straus
– Grande-Bretagne : l’opérette y est d’abord d’importation française (le prince de Galles adorait Hervé) avant que Gilbert et Sullivan ne raillent la société victorienne avec une frénésie héritée d’Offenbach (The Mikado, H.M.S. Pinafore)
– Allemagne, Italie, Russie : le modèle se diffuse partout, jusqu’à l’opérette soviétique (et l’influence sur Chostakovitch) et à Broadway, la comédie musicale américaine descendant en ligne droite de l’opérette française

Les plus jeunes découvriront un grand nombre de « tubes » de cette époque d’or de l’opérette. Offenbach disait de son art qu’il devait « rire de tout » — et il a raison depuis cent soixante-dix ans ! Le 28 novembre à 17h, la Schola Witkowski prend le relais : nous vous attendons nombreuses et nombreux pour faire revivre ces refrains qui ont fait danser Paris, Vienne et le monde entier. Une seule adresse : Grand Temple, quai Victor Augagneur. Réservez votre samedi, l’opérette s’occupe du reste !